Blog
Création de site internet : les 7 étapes, de l'idée à la mise en ligne
Les 7 étapes de la création d'un site internet professionnel : objectif, nom de domaine, contenus, pages, design, mentions légales, mise en ligne et SEO.
Une création de site internet suit sept étapes, dans cet ordre : l'objectif, le nom de domaine, les contenus, les pages, le design, les obligations légales, puis la mise en ligne. Cet ordre vaut pour qui veut créer son site lui-même, le confier à un indépendant ou passer par une agence.
Pour créer un site internet sans se perdre, mieux vaut un ordre qu'un outil. Pour chaque étape, vous trouverez ce qu'il faut décider, l'erreur courante et un exemple tiré d'un métier. Pour les devis et les coûts, voyez notre article sur le prix d'un site internet pour un artisan.
Étape 1 de la création de site internet : l'objectif et le public
Ce qu'il faut décider. Ce que le site doit faire pour votre activité, en une phrase : qu'on vous appelle, qu'on demande un devis ou qu'on réserve. Une action doit passer avant les autres. Notez aussi à qui vous parlez : particuliers, entreprises, nouveaux clients.
L'erreur courante. Vouloir tout dire à tout le monde. Les pages, les textes et les boutons découlent de l'objectif : sans lui, tout est à reprendre.
Un exemple. Prenez un plombier qui fait du dépannage. Son objectif : être appelé vite. Son site affiche son numéro en haut de chaque page, les communes desservies et des photos de vrais chantiers.
Étape 2 : réserver votre nom de domaine, à votre nom
Le nom de domaine est l'adresse de votre site, par exemple votre-entreprise.fr. S'il est à vous, il vous suit : vous changez d'outil ou de prestataire sans changer d'adresse.
Ce qu'il faut décider. Un nom court, qu'on peut dicter au téléphone. Décidez surtout qui sera le titulaire, c'est-à-dire, selon l'Afnic, la personne ou la société à l'origine de l'enregistrement : elle en détient les droits et les responsabilités. Ce doit être vous, ou votre entreprise.
Un nom de domaine ne s'achète pas : c'est un droit d'utilisation, renouvelable (de un à dix ans pour un .fr). Sans renouvellement, le bureau d'enregistrement, la société par laquelle passe la réservation, demande la suppression du nom. Notez la date d'expiration, visible dans le Whois, l'annuaire public des noms en .fr. Il masque par défaut les coordonnées des particuliers : faites donc confirmer par écrit que le nom est à votre nom.
L'erreur courante. Laisser le prestataire réserver le nom à son propre nom « pour aller plus vite ». Le jour où vous le quittez, c'est lui qui détient les droits sur votre adresse. Prenez une coiffeuse dont le cousin a fait le site et réservé le nom à son propre nom : pour le renouveler, il faut le retrouver, alors que l'adresse figure sur les cartes de visite.
Étapes 3 et 4 : les contenus, puis les pages
Ce qu'il faut décider. Qui écrit les textes et qui fournit les photos. Rassemblez vos prestations, votre zone, vos horaires et des photos de vraies réalisations. Écrivez avec les mots de vos clients (« fuite sous évier » plutôt que « intervention sanitaire »). Listez ensuite les pages, chacune répondant à une question du client : pour un petit professionnel, accueil, prestations, réalisations et contact suffisent souvent. Notre article sur le site vitrine détaille les pages indispensables.
L'erreur courante. Attendre des textes parfaits. Tant que textes et photos manquent, le site ne peut pas être terminé : un texte simple et exact, publié, vaut mieux qu'un texte brillant qui n'arrive jamais.
Un exemple. Prenez un métallier : une page par type d'ouvrage (portails, garde-corps, escaliers), avec ses photos de chantier, vaut mieux qu'une page « Réalisations » où tout se mélange. Une boulangerie, elle, a d'abord besoin des horaires, de l'adresse et de la carte.
Étape 5 : un design pensé d'abord pour le téléphone
Dessinez la version téléphone en premier, puis adaptez-la à l'ordinateur. Google explique d'ailleurs se servir de la version mobile d'un site pour enregistrer ses pages et les classer.
Ce qu'il faut décider. Les couleurs et la police (reprenez celles de votre logo ou de votre véhicule), la taille du texte et la place du bouton qui compte : appeler, demander un devis, réserver. Prenez un garagiste : le client en panne veut appeler, donc le bouton « Appeler » doit être visible dès l'ouverture de la page, sans passer par un menu.
L'erreur courante. Valider la maquette sur grand écran, puis découvrir sur téléphone un texte trop petit ou un numéro sur lequel on ne peut pas appuyer pour appeler. Testez avec vos doigts, sur votre propre téléphone.
Étape 6 : les obligations, mentions légales et cookies
Ce qu'il faut décider. Les informations à afficher sur votre entreprise, et les cookies que votre site dépose. Selon entreprendre.service-public.gouv.fr, les mentions légales sont obligatoires sur tout site internet professionnel et doivent être facilement accessibles. On y trouve l'identité de l'entreprise, son numéro d'immatriculation, un e-mail et un téléphone, le numéro de TVA (si vous en avez un) et l'identité de l'hébergeur, la société qui stocke le site. La liste exacte dépend du statut : voyez la page pour un entrepreneur individuel ou pour une société. Leur absence est sanctionnée.
Si votre formulaire de contact recueille des données personnelles, ces deux pages demandent d'en informer l'internaute au moment de la collecte : qui les traite, pourquoi, combien de temps, avec quels droits. La CNIL publie des exemples de mentions à adapter.
Les cookies sont de petits fichiers qu'un site dépose dans le navigateur du visiteur. Selon la CNIL, ceux qui ne sont pas strictement nécessaires au service demandé, comme la publicité personnalisée ou les boutons de réseaux sociaux, exigent l'accord préalable du visiteur, et refuser doit être aussi simple qu'accepter. Certains outils de mesure d'audience en sont dispensés, sous conditions. Pour votre cas précis, reportez-vous aux fiches de la CNIL, et demandez à votre prestataire la liste des cookies que dépose votre site.
L'erreur courante. Copier les mentions légales d'un autre site, ou croire qu'un petit site n'est pas concerné.
Un exemple. Prenez un artisan en entreprise individuelle qui ajoute un formulaire de devis : il lui faut ses mentions légales, avec l'hébergeur, et une information sous le formulaire sur l'usage des données.
Étape 7 : la mise en ligne et le référencement
Ce qu'il faut décider. Le moment de publier, et ce que vous contrôlez avant : numéros, adresse, horaires, formulaire (envoyez-vous un message de test), affichage sur téléphone et ordinateur.
Le référencement consiste à faire en sorte que Google propose votre site aux bonnes personnes. Première étape : que Google trouve votre site. Dans son guide de démarrage, Google explique que, pour cela, il suffit en général de le publier : la grande majorité des sites de ses résultats sont découverts automatiquement, sans garantie pour un site donné. Être trouvé ne dit rien de votre place dans les résultats. Tapez « site:votre-entreprise.fr » dans Google : si des résultats pointent vers votre site, Google le connaît déjà. Les effets d'une modification prennent du temps : méfiez-vous de qui promet une première place. Reliez aussi le site à votre fiche Google : voici comment optimiser votre fiche Google Business.
L'erreur courante. Publier, puis ne plus y toucher, ou ne pas prévoir qui s'occupe du site ensuite : hébergement, sauvegardes, modifications. Demandez-le par écrit à votre prestataire.
Un exemple. Prenez une coiffeuse qui vient d'ouvrir : elle vérifie que Google a trouvé son site, ajoute son adresse sur sa fiche Google et ses réseaux, et change ses horaires partout le même jour.
Chez Creazia, le référencement (SEO) est inclus dans l'offre de site vitrine, et le site est en ligne en 48 h dès réception de vos textes et photos.
En résumé
Une création de site internet qui tient la route suit cet ordre : objectif clair, nom de domaine à votre nom, contenus prêts, pages utiles, design pensé pour le téléphone, obligations respectées, mise en ligne contrôlée. Faites par vous ou par un prestataire, ces étapes servent de liste de contrôle. Si vous hésitez à passer par un outil gratuit, voyez ce que vaut un site internet gratuit.
Pour voir à quoi ressemblerait votre site internet professionnel, demandez votre maquette gratuite : vous voyez votre futur site avant de payer quoi que ce soit. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous pour en parler.
Passer à l'action
Besoin d'un site qui fait venir des clients ?
Site sur mesure à 499 €, adapté au mobile, SEO inclus, en ligne en 48 h.
Sources
- Mentions obligatoires sur le site internet d'un entrepreneur individuel — entreprendre.service-public.gouv.fr (nouvel onglet)
- Mentions obligatoires sur le site internet d'une société — entreprendre.service-public.gouv.fr (nouvel onglet)
- Cookies et traceurs : que dit la loi ? — CNIL (nouvel onglet)
- RGPD : exemples de mentions d'information — CNIL (nouvel onglet)
- Gérer son nom de domaine — Afnic (nouvel onglet)
- Trouver un nom de domaine disponible (Whois) — Afnic (nouvel onglet)
- Bien débuter en référencement naturel (SEO) : principes de base — Google Search Central (nouvel onglet)
- Indexation orientée mobile : bonnes pratiques — Google Search Central (nouvel onglet)
Questions fréquentes
Par où commencer pour créer un site internet ?
Par l'objectif : ce que le site doit faire pour votre activité (vous faire appeler, recevoir des demandes de devis, permettre de réserver) et à qui il s'adresse. Le nom de domaine, les contenus et le design viennent ensuite.
Le nom de domaine doit-il être à mon nom ?
C'est vivement conseillé. Selon l'Afnic, le titulaire du nom en détient les droits et les responsabilités : si c'est votre prestataire, vous dépendez de lui pour le renouveler ou le déplacer. Demandez-lui de confirmer par écrit que le nom est enregistré à votre nom.
Quelles mentions obligatoires faut-il sur un site professionnel ?
Selon entreprendre.service-public.gouv.fr, elles sont obligatoires sur tout site professionnel : identité de l'entreprise, numéro d'immatriculation, e-mail et téléphone, numéro de TVA (si vous en avez un) et identité de l'hébergeur. La liste exacte dépend du statut (entrepreneur individuel ou société) : consultez la page officielle correspondante.
Faut-il une bannière cookies sur un petit site ?
Cela dépend des cookies que le site dépose. Selon la CNIL, ceux qui ne sont pas strictement nécessaires (publicité personnalisée, boutons de réseaux sociaux) demandent l'accord préalable du visiteur, et certains outils de mesure d'audience en sont dispensés sous conditions. Vérifiez ce que contient votre site.
Peut-on créer son site soi-même, sans savoir coder ?
Oui, des outils en ligne permettent de créer un site sans coder, et les sept étapes restent les mêmes. Prévoyez du temps pour les textes, les photos et les mentions légales : l'outil ne les rédige pas à votre place.
À lire aussi
Parlons de votre projet.
Un échange pour comprendre votre activité, puis une maquette gratuite. Vous décidez ensuite.
